12/07/2007

au fil de mes pensées

Enfin libre. Depuis quelque mois je marche. Et je n’ai plus la désagréable impression de marcher sans savoir ou aller. Et de revenir toujours au  point de départ.

Enfin libre. Et pourtant c’est étrange. Parce qu’au moment ou je me suis sentie libre, je me suis attachée. Pour une durée illimitée. A rompre quand la situation le demande.

Je ne sais même pas encore qui tu es. Vraiment. Comme tu ignores beaucoup de chose de moi. La seule chose que l’on ignore pas, c’est qu’on se plait. Et qu’on a enfin envie de vivre. Ensemble pour l’instant. Vivre, enfin …

Le temps est un beau salaud. Il y a quelque temps, j’aurais tout donnée pour me tuer. Et là je le supplie presque de me laisser du temps avec toi. De ralentir sa course afin de mieux profiter. Le temps est un beau salaud, et la vie, c’est sa femme. Un couple de sadique. Qu’on supplie, comme je le fais en ce moment. Mais je n’ai pas honte. Parce que je les supplie pour toi , pour moi, pour nous.

Enfin libre. Comme avant. Et surprendre des sourires sur mon visage, que je pensais avoir tué avec la solitude, l’habitude, et le temps. Ce sourire de gosse, comme sur les photos jaunies que je regarde, les yeux pleins de nostalgie.

Et surprendre un rire, puis plusieurs. Sortant de ta bouche. Ou de la mienne. De nos deux corps mêlés. Je ne comprend même pas comment cela ce fait. Je ris et c’est tout. Parce qu’il ne faut pas chercher à tout expliquer. Je ne cherche même plus à savoir comment je t’attire, je te fais sourire, je te donne envie de vouloir continuer à coté de moi.

J’ai toujours regardé en l’air. Combien de fois j’ai regretté de n’être pas née oiseau, pour pouvoir voler, être libre. Toujours ce sentiment qu’ou que je sois sur cette terre, je suis prisonnière, jamais vraiment libre. Maintenant je m’en fous. A force de regarder en l’air, j’ai bien failli me casser la gueule irréversiblement. Pas besoin d’être dans des nuages pour se croire au paradis. Pas besoin de regarder si loin. Une famille, des amis, toi, cela suffit simplement.

 

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Et s’en rendre compte avant de tout perdre. Même si c’est pas simple. Même si je vous embête avec mon bonheur,  et que ça paraît si loin, si artificiel. C’est con, parce que les mots d’amour, et les mots joyeux, cela paraît si désunies, ça ne touche pas. Pas autant que le désespoir. Alors même si je soule. Croyez moi. C’est la seule chose que je vous demande. Lire, et essayez d’y croire.

22:32 Écrit par ~eve~ dans pensées | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/06/2007

je doute/ toujours/ mais plus maintenant.

"le doute est le sel de l'esprit" Alain

Je doute de mon avenir. Même à deux jours des résultats, j'ai peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être prise. Louper mes rèves et les notres, constamment douter du chemin, par manque de confiance en moi.

Je doute de mes mots. De leur force. De leur compréhension. Utiliser les bons mots et que les gens les comprennent comme je les pense. C'est si dur ...

Je doute de mes idées. Est ce les bonnes pour réussir ? parce que réfléchir sur tous les points de vues possible ne fait qu'effacer le mien et me perdre. Voudrais être sur de mes idées...pour mieux les défendre.

Je doute de mes capacités. On a beau me dire que tout va bien se passer, qu'il n'y a pas de raison pour que je m'inquiete, jsuis pas hyper anxieuse pour rien. On est jamais sur de rien. Croire que tout ira bien et tomber, c'est pire que douter sans cesse...

Je doute de moi. de mon physique. De tout ce que vous ressassez à mon égard que j'ai peur de voir s'envoler en fumée, avec le temps, les désaccords ou les habitudes...

je doute...

de tout

je doute

sauf de nous. Parce que douter ne mène à rien dans ce domaine. Parce que même si j'ai tort, je veux y croire, encore et encore ...

 

20:19 Écrit par ~eve~ dans pensées | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

11/05/2007

je voudrais disparaitre mais rester dans tes yeux.

dormir manger étudier manger étudier manger dormir.

dormir manger se faire chier manger s'ennuyer se goinfrer dormir.

somnoler manger essayer d'étudier se bafrer dormir se goinfrer insomnie.

toujours manger. Toujours voir des aliments devant notre nez, les avaler sans se rendre compte de ce que l'on fait. Manger en accumulant tous les plats préparés industriellement, bien mauvais.

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Envie de vomir. Vomir de honte quand je mange sans m'en rendre compte, quand je me pèse, quand je me voie.
Envie de vomir quand je mange sans faim, quand je vois les autres manger gloutonnement, quand j'entend les bruits de mastication.
Envie de vomir quand quelqu'un me regarde manger, quand notre bouche se transforme en trou béant pour engloutir ce que l'on nous impose.

[ lundi des patates, mardi des patates, mercredi des patates ...]

veux vomir, me vomir, me vomir, me vomir. Mourir et ne plus rien peser mais toujours me sentir belle dans tes yeux. Dire tout ces mots et etre liberé, mais ne pas te blesser continuellement.

Voudrais ne plus me dégouter à chaque bouchée avalée, à chaque critique qu'on me dit, à chaque bétises que je fais...

Voudrais être fière de ce que j'ai. Fière de toi, de vous tous qui m'aidez tellement.

voudrais ....

[ vais vomir, mais seulement ma haine, à mon égard bien sur. Et te blesser encore par ces mots et ces gestes. ]

Pardon à tous ...

20:18 Écrit par ~eve~ dans pensées | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/05/2007

crier et pleurer ne changeront rien, mais ca fait du bien...

5...4...3...2...1...0

voila. Vous êtes content. Vous avez élu quelqu'un. Mais pas quelqu'un de bien.
Juste un homme qui n'a pas exclué d'avoir marine Le Pen à son gouvernement.
Juste un homme qui dit que si tu es pédophile, c'est dans tes gènes.

Juste un homme qui ressemble seulement à un gamin colérique.
Juste un homme qui vous aurait tous envoyé en Irak, a critiqué son pays devant le président des Etats Unis.

Juste ça. Même pas un homme. Juste un type qui n'a jamais fait de science [ pour sortir la c******* sur les gènes ]. Qui flatte et lèche les bottes de tout le monde.

Juste ça.

soyez fier de vous. Et attachez vos ceintures. Le décollage pour un ersatz des Etats Unis est imminent. En laissant un quart de la population mourir sous les rafales des réacteurs. Puisque vous ne souhaitez que ca.

Et si au lieu de raler contre l'immigration, vous aidiez les pays sous developpé, on en serait pas là. La france est un pays de cons. Qui ont peur. A ce demander si il y a des hommes.

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[ 2002 : 20 % de fachiste

  2007 : 40 % au premier tour et 53% au deuxième tour ...]

reveillez moi dans 5 ans, la vie en France serait peut être un peu plus vivable. Mais chut, des CRS nous surveillent ...

21:00 Écrit par ~eve~ dans pensées | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

01/05/2007

on se tient et se retient

toujours se retenir. Se retenir aux gens. Qu'on aime ou qu'on déteste. Mais toujours avoir des sentiments qui nous enchainent. Qui vous pousse à continuer encore et toujours quitte à avancer à genoux.
Se retenir aux souvenirs. Se rappeler que le monde peut être beau, quand le soleil vient de se lever, et que le ciel explose de couleur. Ou quand le pluie tombe en orage la nuit, et que l'on se balade pour se sentir vivant. Et ne pas chercher de directions. Simplement marcher. Pour se sentir libre et vivre. Enfin.

Se retenir à la vie. A cette put*** de vie qui nous fais vomir nos regrets, et avaler des couleuvres. A cette vie qui nous donne un matin la corde pour nous pendre, et un autre, la joie pour vivre. Mais qui s'arrange toujours pour qu'on craque pas totalement. Souffrir sans s'arreter. Vivre quoiqu'il en coute.

se retenir. Tomber. Se reccrocher au branches. Entendre des gens crier. Se souvenir. Qu'on est pas tout seul. Lutter. Et la on a deux solutions

soit les branches cèdent. Ou alors on se fout des autres. Et pour la dernière fois, on fait ce qu'on veut.

soit on se retient. On remonte. Tout seule ou aider par des mains qui se tendent.. Peut être que ces mains ne nous aident guère. Mais sortir du trou. Se retenir de mourir et apprendre à vivre. Et si on retombe, on se raccroche. Jusqu'à tomber naturellement. Et ne rien regretter.

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retenez vous de tomber.Mais ne vous retenez pas de vivre....

 

18:43 Écrit par ~eve~ dans pensées | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/04/2007

envie de/ rongé par les vers

envie de chialer. Comme ça. Comme on tire parfois la cuvette des chiottes. Pour que tout parte. Même plus la force de faire de jolie images bien poetiques. Je ne serai jamais poête. Je ne serai jamais Baudelaire à m'extasier devant un cadavre rongé par les vers. Ou alors il sera rongé de mots. Qui nous détruises à coup de fines coupures. Par des vers entier sorti d'une tragédie dont on se fout. Racine, ou Corneille, à tout prendre, je préfère Sagan.

Des mots qui nous blessent. A coup de grande claques dans la gueule. Ou de blessures plus perniscieuses. Qu'on sent pas mais qui grandissent. Et tout d'un coup, tu t'ouvres. Tu te retrouves nue, avec le coeur noir de haine devant tout le monde. T'es d'humeur massacrante et les gens l'apercoivent. Enfin ... mais c'est trop tard. t'es déja mort à coup de mots toi... ou de mots qu'on attendait et qui n'arrivent pas ...

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un morte fraichement redescendu dans la noirceur de ce monde vous souhaite un agréable, si cela est possible, voyage dans mon monde, de mots mais de silence, et de regrets, tellement de regrets ...

 

 

20:58 Écrit par ~eve~ dans pensées | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

25/03/2007

Y a une frontière/ on se reverra

Ya une frontière. Entre nous. Y a un gouffre à franchir, sans pont.

Avant J'étais du coté noir. Du mauvais coté disent les gens. Et jvoyais les gens d'en face s'éloigner doucement. Ils avaient trouver le moyen de traverser eux. Ou n'étaient jamais allés de mon coté. Et ils marchaient. Gaiement en plus. Je comprenais pas. Pourquoi ils m'attendent pas. Pourquoi ils ne me voient plus.

Jvoulais les rejoindre moi. Même si je ne le disais pas. Sous mes "n'en peux plus", il y avait marqué "je voudrais vous rejoindre, du coté coloré". Jvoulais y aller. A ce putain de pays des merveilles. Là bas, jpensais retrouver ma joie et mon innocence. Ces trucs que j'avais perdu en route.

C'était comme un jeu vidéo en fait. T'essayes de sauter pour franchir le gouffre. Mais t'es game over à chaque fois. Et tu retournes au point de départ. Et tu es dégouté à chaque fois. Mais t'essayes quand même encore. Parce que, connerie ou pas, tu espères toujours. Pouvoir les rejoindre.

"J'entendais presque les rumeurs de l'autre rive,

Ces rires d'enfants dans l'herbe haute;

Ces jeux des autres, à jamais les autres, dans leur joie"

Yves Bonnefoy, Les Planches Courbes

 

Maintenant. Sans chercher spécialement à y aller, jsuis passé du coté coloré. Blanc surtout. Jvois de la lumière. Comme un fanal dans les ténèbres. Comme quoi, c'est quand on cherche le moins que ca tombe sur la gueule. Et je comprend pas. Parce que je m'éloigne de la rive. Sans vraiment le vouloir. Mais jveux pas moi. Faire comme tous ces autres. Jveux attendre que ceux que j'apprécie traversent aussi. Mais le temps passe. Il m'entraine avec lui, ce salaud. Pour une fois je me mets à le maudire. Laisse moi, sale temps, laisse moi les attendre. Jveux pas être ces autres. Juste moi. Laisse moi être encore là. Comme quand on était tous du coté noir.

Jm'éloigne. Mais jreviendrai. Jconstruirai un pont. Pour que tout le monde profite de l'eden. C'est mon rève. De gosse j'en convient. Mais j'aimerais pouvoir être heureuse sans voir les autres qui attendent là bas.

Help_is_here_by_LightOfAKind

 

Y a une frontière entre nous. Toujours et encore. Je m'excuse. Je perds surement la mémoire en ce moment. J'ai du mal a comprendre ceux qui sont encore dans le noir. Jdeviens ces autres. Ces autres que j'ai vomis. Je me vomis. Pardon...

22:01 Écrit par ~eve~ dans pensées | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |